Intelligence artificielle · Actualité

Le Panama progresse dans l'intelligence artificielle au travail, mais n'atteint pas la région.

Gros plan d'un jeune travaillant sur son ordinateur portable la nuit. L'écran montre un site web avec des questions. Autour se trouvent des notes autocollantes avec des dessins et du texte écrit à la main.

L'utilisation de l'intelligence artificielle à Panama est passée d'une promesse à un outil quotidien au travail, entraînant des changements dans la manière dont les gens exécutent leurs tâches.

Au cours des premiers mois de 2026, 44 % des travailleurs utilisent déjà l'IA dans leurs activités quotidiennes, ce qui représente une augmentation par rapport à l'année précédente et confirme une adoption progressive au sein de l'environnement de travail panaméen, selon un rapport de Konzerta.

Ce progrès, bien que soutenu, montre que Panama reste à la traîne par rapport à d'autres pays de la région, où l'utilisation de l'intelligence artificielle est plus élevée.

Tandis qu'au pays, le niveau d'adoption atteint 44 %, des marchés tels que le Pérou atteignent 65 %, le Chili 61 % et l'Argentine 57 %, reflétant une écart régional qui continue de marquer des différences dans la transformation numérique.

Bureau moderne avec de grandes fenêtres et vue sur la ville. Trois personnes interagissent avec des écrans holographiques bleus projetés et des appareils numériques sur des tables blanches.

Malgré cette différence, l'étude met en évidence un consensus presque absolu sur la valeur de l'IA, puisque 99 % des travailleurs estiment que son utilisation est utile ou très utile dans l'environnement de travail.

Ce chiffre n'est pas négligeable, car il confirme que la résistance à la technologie est minimale, et que le débat n'est plus de savoir s'il faut l'utiliser, mais comment l'intégrer sans affecter la prise de décision humaine.

Dans la pratique, les avantages sont clairement identifiés. 54 % des travailleurs soulignent les économies de temps comme principal avantage, tandis que 53 % mettent en avant l'accélération des tâches.

A cela s'ajoute qu'un 46 % apprécie l'accès rapide à l'information, ce qui montre que l'IA est principalement utilisée comme outil d'efficacité opérationnelle plutôt que comme substitution directe de l'emploi.

Cependant, la croissance de l'utilisation de l'intelligence artificielle s'accompagne également de préoccupations pertinentes au sein du marché du travail.

45 % des travailleurs avertissent du risque de dépendre trop de l'IA, tandis que 33 % mentionnent la crainte de perdre leur emploi.

Vue de dos d'une personne écrivant sur un ordinateur portable à un bureau moderne, avec des fenêtres numériques transparentes flottantes affichant des réservations d'hôtels et des achats en ligne.

Ces données reflètent que, bien qu'il y ait une acceptation, il existe également une alerte sur les limites de l'utilisation de la technologie.

Parmi les inconvénients les plus signalés, on note une dépendance technologique à 49 %, suivie par une possible perte d'emplois à 42 %.

On mentionne également des problèmes tels que les erreurs dues à un manque d'information (28 %) et le manque d'empathie humaine (25 %), ce qui renforce l'idée que l'IA nécessite encore une supervision et ne peut pas remplacer complètement le jugement humain.

Néanmoins, la peur d'être remplacé a diminué. Actuellement, seulement 38 % des travailleurs pensent que l'IA remplacera le travail humain, une chute significative par rapport aux 49 % enregistrés l'année précédente.

Cela indique que le marché du travail commence à s'adapter à la technologie, la voyant davantage comme un complément que comme une menace directe.

Jeune professionnel utilisant un ordinateur portable et interagissant avec une interface holographique dans un bureau éclairé

Parallèlement, l'étude montre que la réponse des travailleurs face à ce scénario est claire : 96 % prévoient de se former et d'acquérir de nouvelles compétences, ce qui témoigne d'une transformation active du talent humain pour rester compétitif. La formation devient ainsi un facteur clé dans l'évolution de l'emploi.

L'impact se reflète également dans le domaine des ressources humaines, où l'utilisation de l'intelligence artificielle commence à se consolider. Actuellement, 30 % des professionnels des RH utilisent l'IA dans les processus de sélection, principalement pour des tâches telles que rédaction d'annonces d'emploi (67 %) et génération de questions d'entretiens (50 %).

A l'avenir, la tendance semble se diriger vers une intégration accrue. 90 % des spécialistes des ressources humaines à Panama pensent que l'utilisation de l'IA sera plus courante dans les prochaines années, ce qui anticipe un changement structurel dans la manière dont les équipes sont gérées et les décisions professionnelles prises.

Enfin, l'étude révèle que l'intelligence artificielle commence déjà à reconfigurer certains profils d'emploi, avec 62 % des experts considérant que certains rôles seront remplacés. Cependant, le processus reste encore graduel, puisque seulement 29 % affirment remplacer des postes actuellement, ce qui confirme que la transformation est en cours, mais pas immédiate.