
Les escroqueries liées aux démarches migratoires sont en augmentation et ont désormais pour principal objectif ceux qui recherchent des opportunités à l'étranger. Les autorités migratoires du Canada ont averti de la circulation de communications frauduleuses promettant des visas, des emplois ou des procédures accélérées pour entrer dans ce pays, une arnaque qui se propage souvent par le biais de réseaux sociaux, de messages texte ou d'e-mails.
Dans le cadre du mois de la prévention de la fraude, le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC) a alerté qu'il a été détecté différentes tentatives d'escroquerie visant des personnes intéressées à voyager ou à travailler dans le pays nord-américain. Pour cela, il a demandé à la population de vérifier toujours les informations sur les canaux officiels et d'éviter de faire confiance à des intermédiaires non autorisés promettant des résultats garantis ou des processus migratoires plus rapides.
Selon l'entité, l'augmentation de ces escroqueries est liée à l'utilisation de profils falsifiés sur les réseaux sociaux et même d'outils d'intelligence artificielle, qui permettent aux escrocs de créer des messages apparemment officiels. Pour cette raison, ils ont insisté sur le fait que toutes les informations relatives aux visas, aux permis de travail et aux procédures migratoires doivent être consultées uniquement sur le site officiel du gouvernement canadien.
Fraude avec les visas pour le Canada : les signes qui avertissent d'une possible escroquerie

Les autorités migratoires ont rappelé que personne ne peut garantir l'approbation d'un visa ni accélérer les délais du processus, chaque demande étant évaluée de manière indépendante par les autorités compétentes.
Un des principaux foyers de fraude se produit lorsque des personnes ou de prétendues agences offrent un "accès spécial" aux visas ou promettent des résultats sûrs, ce que le système migratoire canadien lui-même ne permet pas. Dans ces cas, l'IRCC avertit qu'il s'agit d'une tentative d'escroquerie.
Parmi les principaux signes d'alerte que les demandeurs doivent prendre en compte, on trouve :
- Promesses d'approbation garantie du visa.
- Afirmations selon lesquelles ils peuvent accélérer le processus migratoire.
- Demandes de paiements élevés ou uniquement en espèces.
- Recommandations à fournir des informations fausses ou trompeuses dans la demande.
Les autorités ont également souligné que le demandeur est responsable de toutes les informations qu'il présente dans sa démarche, même si un tiers le conseille. Fournir de fausses données peut avoir des conséquences graves, telles que le refus de la démarche ou l'interdiction d'entrer au Canada pendant cinq ans.
De plus, l'IRCC a souligné que jamais il ne communiquera par téléphone, message texte ou réseaux sociaux pour demander de l'argent ou des données personnelles liées à un processus migratoire. Si quelqu'un prétend représenter l'entité et demande des paiements ou des informations confidentielles par ces moyens, il s'agit d'une escroquerie.
En cas de recours à une aide professionnelle pour le processus, les autorités recommandent de vérifier que le conseiller est un représentant autorisé, comme un consultant en immigration accrédité, un avocat ou un notaire ayant une licence en cours de validité. La liste officielle des représentants autorisés peut être consultée sur le site officiel du gouvernement canadien.
Fausses offres d'emploi et escroqueries sur les réseaux sociaux

Une autre modalité qui a crû ces derniers mois est la diffusion de fausses offres d'emploi liées à des permis de travail au Canada. Ces propositions circulent souvent sur les réseaux sociaux ou des plateformes de messagerie et promettent un emploi immédiat en échange de paiements à l'avance ou de procédures rapides.
L'IRCC a précisé que ne utilise pas les réseaux sociaux pour contacter directement des personnes avec des opportunités d'emploi ni pour offrir des emplois. Par conséquent, tout message qui arrive par ces plateformes annonçant des postes vacants ou des processus de recrutement au nom de l'entité doit être considéré comme suspect.
Des rendez-vous biométriques falsifiés ont également été détectés, où les escrocs demandent de l'argent pour programmer de soi-disant procédures obligatoires pour obtenir des visas ou des permis de travail.
Les autorités ont rappelé que toutes les informations sur l'emploi, les permis de travail et les tarifs officiels sont disponibles uniquement sur le site officiel du gouvernement canadien. Ce site inclut les exigences, les procédures et les coûts réels de chaque démarche.
Un autre point clé qui tend à générer de la confusion est l'autorisation électronique de voyage (eTA) ou le visa de visiteur. Disposer de ces documents ne permet pas de travailler au Canada, car la plupart des personnes ont également besoin d'un permis de travail valide pour exercer une activité professionnelle.
Pour ceux qui reçoivent des offres d'emploi qui suscitent des doutes, il existe un canal officiel pour vérifier leur authenticité. Les autorités recommandent d'envoyer la documentation reçue à l'adresse e-mail verificanada@international.gc.ca, où il est possible de confirmer s'il s'agit d'une proposition réelle ou d'une tentative de fraude.
Le gouvernement canadien a réitéré qu'il maintient une politique de tolérance zéro face à la fraude migratoire, travaillant activement pour détecter les demandes irrégulières et protéger l'intégrité de son système d'immigration. En attendant, il a insisté sur le fait que la meilleure façon d'éviter de tomber dans des pièges est de consulter uniquement des sources officielles et de se méfier de toute promesse de résultats garantis ou de processus rapides dans l'obtention de visas ou de permis de travail.