
Le représentant à la Chambre Miguel Polo Polo s'est déchaîné contre le sénateur et candidat présidentiel Iván Cepeda, membre du Pacte Historique, via ses réseaux sociaux, en raison du travail qu'il a eu en tant que négociateur officiel et facilitateur des dialogues de paix entre l'ancienne guérilla des Farc-EP et l'État.
Polo Polo, qui se présente pour répéter son siège en 2026, a utilisé son compte sur le réseau social X pour remettre en question sévèrement les positions du congressiste concernant la guérilla et les accusations d'abus sur mineurs.
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“La Colombie ne peut pas oublier qu'Iván Cepeda a exigé du RESPECT pour les pédophiles des FARC, qui forçaient des filles de 10, 11 et 12 ans à défiler en sous-vêtements pour ensuite les violer (sic)”, a écrit le législateur dans sa publication.

“Oui, le candidat de Petro a défendu sans vergogne ces vieux verts assassinés. ¡POURQUOI!”, a ajouté le congressiste, en précisant son rejet de ce qu'il considère comme une défense inacceptable envers ceux qui ont commis des crimes.
Dans son message, le représentant a rappelé les interventions d'Iván Cepeda lors des négociations de paix qui se sont tenues sous les gouvernements de Juan Manuel Santos.
Lors de ces processus, Cepeda, qui faisait partie de la table de dialogue avec la guérilla, a plaidé pour la réintégration des ex-combattants et la recherche d'une solution politique au conflit; cependant, Polo Polo n'a pas hésité à désigner le sénateur pour son attitude envers les graves accusations pesant sur les Farc, en particulier le recrutement d'enfants et les abus sexuels commis par certains de ses membres.

Le message de Polo Polo rappelle un épisode tendu, lorsque Iván Cepeda, au milieu des négociations de paix, a discrédité les dénonciations d'abus et de recrutement d'enfants, à travers plusieurs stations de radio, des mots qui sont restés enregistrés.
Le sénateur a soutenu à l'époque que les accusations de la société et de divers secteurs politiques contre les Farc, surtout en ce qui concerne l'exploitation sexuelle des mineurs, étaient infondées.
Cependant, cette position a été démentie -indirectement- par la Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP), qui, dans son enquête sur le recrutement et l'utilisation d'enfants par les Farc, a révélé des chiffres alarmants.

Selon la JEP, environ 18.677 mineurs ont été victimes du recrutement forcé par la guérilla. Ce chiffre est considéré comme un “univers provisoire de victimes” dans le cadre du processus de justice transitionnelle et se réfère tant aux enfants qui ont été impliqués dans des activités belliqueuses qu'à ceux qui ont subi d'autres types d'abus, y compris sexuels.
JEP confirme le chiffre de milliers de mineurs recrutés par les Farc-EP
La JEP a révélé que 18.677 mineurs ont été recrutés et utilisés par les Farc-EP entre 1996 et 2016. Ce chiffre, rendu public dans le Cas 07, a un impact sur le processus de justice transitionnelle dans le pays.
Le nombre n'est pas seulement une statistique, mais une base fondamentale pour établir la responsabilité des anciens commandements des Farc dans ces crimes atroces. La JEP ne se limite pas au recrutement, elle enquête également sur d'autres crimes subis par les mineurs, tels que la violence sexuelle, les avortements forcés, la disparition forcée, la torture et d'autres traitements cruels.

Cette découverte a mis en évidence l'ampleur des dommages causés à des milliers de familles colombiennes et souligne l'importance du Système Intégré de Vérité, Justice, Réparation et Non-Répétition, fondement de la justice transitionnelle.
Bien que le chiffre soit provisoire, c'est une étape nécessaire pour la réparation, car son officialisation par l'État et les responsables ouvre la porte à une reconnaissance de la souffrance des victimes et au début d'un processus de réparation, indiquent les magistrats de cette instance.